Vivre au quotidien avec une personne atteinte de troubles mentaux

 

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Nous espérons que les quelques suggestions qui suivent, proposées par NAMI, l’Alliance nationale américaine des malades mentaux, sauront vous aider lors de la période suivant une hospitalisation.

Devenir un parent « soignant »
Tentez d’élaborer un plan défini avec l’aide du thérapeute ou de l’équipe de soins alors que le patient se sent bien. Si possible, essayez d’examiner quels événements ont entraîné l’hospitalisation et élaborez un plan d’action à suivre si des symptômes graves réapparaissaient.

Apprenez à reconnaître les symptômes de rechute, par exemple des troubles du sommeil, un changement dans les habitudes alimentaires, un repli soudain, etc. Une visite chez le psychiatre peut éviter une rechute totale, surtout dans le cas d’un dosage de médicaments à réajuster.
N’acceptez pas d’interrompre la prise des médicaments parce que le malade se dit « guéri » ou parce qu’il dit qu’ils « le rendent malade ». Le médecin traitant prendra ces décisions lui-même au moment opportun.
Évitez de dorloter le malade. Établissez des règles de conduite et une vie structurée et veillez à ce qu’on les respecte. Si ceci vous semble difficile, demandez au médecin ou à un intervenant de vous aider à le faire.
Votre proche peut avoir des hallucinations, c’est-à-dire voir, sentir, entendre ou percevoir des choses invisibles. Soyez honnête. Acceptez le fait que ceci fait partie de sa maladie. S’il vous le demande, dites-lui simplement que, non, vous ne les percevez pas. Parlez au psychiatre de ces hallucinations.

Adaptez votre quotidien et votre communication
Prévoyez les situations embarrassantes. Si vous savez que quelqu’un ne comprend pas les circonstances dans lesquelles vous vous trouvez, ne l’invitez pas à souper si votre proche est présent.

La personne atteinte de maladie mentale peut trouver les communications à fort caractère émotionnel trop stressantes. N’exprimez pas vos émotions, et surtout vos critiques, trop ouvertement. Les recherches démontrent que le cas contraire entraîne trop souvent des effondrements psychotiques et des hospitalisations.

Ne suggérez pas au malade de « se reprendre en main ». S’il en était capable, il le ferait. Le fait de ne pas pouvoir le faire vient en partie de la maladie qui l’afflige. Souvenez-vous que sa souffrance et sa détresse sont de beaucoup plus grandes que la vôtre.

Avoir des attentes réalistes
Ne vous attendez pas à pouvoir corriger d’emblée tous les comportements. Concentrez-vous sur ce qu’on a accompli et non sur ce qu’on n’a pas encore réussi.

A l’occasion, la personne atteinte de maladie mentale peut souffrir de perte de mémoire ou d’un manque de concentration. Ceci est frustrant et inquiétant. Ne demandez pas à la personne atteinte d’essayer de se concentrer davantage; répétez seulement l’information sans reproche.

Ne succombez pas aux idées délirantes. La personne atteinte de maladie mentale doit pouvoir se fier sur quelqu’un qui soit objectif et réaliste devant ce qui se passe. N’essayez pas de donner la réplique à de tels propos ou de tenter de faire comprendre au malade le manque de logique dans ses pensées.

Prenez soin de vous :­ vous aussi êtes concerné !
Les proches de la personne atteinte de maladie mentale peuvent devenir tellement accaparés et même accablés par les soins exigés que leur vie personnelle peut en venir à se détériorer.

Le fait de réaliser que la personne est malade ne suffit pas toujours à faire accepter la peine, la colère, la frustration ou la consternation qui frappent les parents et amis. Les membres de la famille, malgré le fait qu’ils n’aient pas causé la maladie, souffrent souvent d’un sentiment de culpabilité. Or la maladie mentale est un mal dont personne n’est responsable. Évitez de vous blâmer et de vous culpabiliser. Procurez-vous le soutien, la compréhension et l’aide dont vous avez besoin. Ménagez votre santé et vos forces car c’est vous qui devrez vous occuper du malade.

N’abandonnez pas vos autres activités. Laissez-vous du temps à vous. Faites du sport. Profitez de la vie! Partir en fin de semaine peut être tout indiqué ! Des soins de répit sont disponibles.

Rappelez-vous que les autres membres de votre famille sont aussi touchés et qu’ils ont tout autant de mal que vous à faire face aux sentiments de culpabilité et de découragement. Parlez-en avec les autres membres de votre famille, communiquez vos émotions, et ne les négligez pas.

Renseignez-vous sur la maladie et faites profiter tous les membres de la famille de cette information. C’est lorsque tout va bien qu’il vous faut trouver quelles sont les ressources dont vous aurez besoin en cas d’urgence. N’attendez pas qu’une crise survienne pour agir.

N’ayez pas peur, ou honte, d’admettre qu’un membre de votre famille est affligé d’une maladie mentale. Cela représente la première étape de la lutte contre les préjugés qui marquent les personnes malades.

Pensez à devenir membre de l’AQPAMM (devenir membre de l’AQPAMM), ou d’AMI-Québec (pour les anglophones), et inscrivez-vous dans un groupe d’entraide pour les familles. Vous avez besoin du soutien d’autres personnes qui comprennent vraiment l’épreuve que vous traversez, même s’il est naturel que vous préfériez vous isoler. Les frères et soeurs et enfants adultes du malade se retrouvent dans leur propre groupe et cela leur est très bénéfique.

Vous n’êtes pas seul !

L’AQPAMM peut vous aider
Nous sommes heureux si vous avez pu trouver dans cet article de l’information pertinente.
Nous sommes là pour vous aider, n’hésitez pas à nous contacter ! Nous vous proposons :

-De l’écoute téléphonique
-Des suivis individuels, de couple ou familiaux
-Des groupes de soutien
-Et beaucoup d’autres services !

 

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