Un effet secondaire des neuroleptiques : la dyskinésie

 

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La dyskinésie, qu’est-ce que c’est ?
La dyskinésie tardive ou DT est un effet indésirable, d’apparition tardive, des anciens médicaments antipsychotiques appelés neuroleptiques (NDR : utilisé couramment pour soulager les hallucination chez les personnes atteintes de schizophrénie par ex.).

La DT est caractérisée par des mouvements répétitifs involontaires, ce qui signifie qu’on ne peut pas les empêcher par la volonté ni par un effort délibéré. Ces mouvements peuvent être saccadés ou non. Ils ne cessent que lors du sommeil ou momentanément, lors d’un mouvement spécifique. La forme la plus fréquente est le mouvement des muscles entourant la bouche, ce qui peut impliquer les joues, la langue ou la bouche entière. Les patients ont l’air de mâcher et d’avaler constamment. Les mouvements peuvent également être localisés au niveau des bras, des jambes ou du tronc.

Quelles conséquences pour le patient ?
La DT n’est pas dangereuse dans la mesure où elle ne menace pas la vie, mais elle est visible et donc embarrassante. Elle gêne les autres et les patients qui présentent une DT sont moins enclins à rechercher le contact social, généralement à cause de l’attention inopportune qu’elle attire sur eux. C’est pourquoi la DT est stigmatisante: ces personnes sont considérées comme ayant un comportement bizarre.

Quand cet effet secondaire apparait-il ?
La DT n’apparaît qu’après une période relativement longue de traitement par des neuroleptiques classiques : 20 à 40 % des patients traités par des neuroleptiques classiques en seront atteints. 10% d’entre eux souffriront d’une forme sévère alors que 50% présenteront uniquement une DT légère à modérée. Chaque année de traitement augmente le risque de DT de 3 à 5%. Les femmes et les personnes âgées courent le plus grand risque.

Et le traitement ?
Une fois que la DT s’est déclarée, le traitement est difficile: les médicaments qui sont parfois utilisés pour maîtriser les tremblements momentanés sont inefficaces vis-à-vis de la DT et peuvent même l’aggraver. Si une DT se manifeste, la dose du médicament utilisé doit être graduellement réduite ou le médicament doit être remplacé par un autre. Dans des cas très exceptionnels, la DT disparaît spontanément.

Les neuroleptiques nouvelle génération
Un des principaux avantages de la nouvelle classe de médicaments antipsychotiques, qui existe depuis 1993, est que ces médicaments induisent moins d’effets indésirables, y compris de mouvements musculaires involontaires. Cependant, pour certains d’entre eux, il est trop tôt pour affirmer qu’ils induisent réellement moins de DT. Toutefois, dans certaines études à long terme avec des médicaments récents, l’incidence de la DT a été 4 à 6 fois inférieure à celle constatée avec les médicaments anciens. Dans d’autres études, une diminution de la DT préexistante a été observée.

Parlez à votre médecin de ces effets indésirables. Il pourra aider à éviter leur apparition ou limitera leur intensité s’ils se manifestent.

Source :  www.psychiatrie.be
Relu par: Dr M. De Hert, Dr C. Mertens


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