Comprendre l’accumulation compulsive

 

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Résumé du colloque sur les TOC donné par la Fondation des maladies mentales
Rédigé par Ginette Roth


Comprendre l’accumulation compulsive
L’accumulation est maintenant reconnue comme un sous-type du trouble obsessionnel-compulsif mais elle peut également se présenter sous d’autres formes de troubles mentaux.  L’accumulation est caractérisée par le fait d’amasser et d’entreposer des quantités inhabituelles d’objets qui ne possèdent pas de valeur perceptible.  Pratiquement tous les objets peuvent devenir sujets à l’accumulation.

 

Un impact énorme sur l’espace vital
Il faut noter qu’il y a une énorme différence entre les accumulateurs et les collectionneurs.  Même si ces derniers avec leurs collections peuvent utiliser un grand espace physique cela ne veut pas dire que celles-ci empiètent sur l’espace vital.

L’espace de vie des accumulateurs devient tellement encombré que le fonctionnement de la cuisine et des autres pièces n’est plus fonctionnel.  De plus, les risques d’incendie sont accrus sans compter que les entrées et les sorties de la maison sont souvent devenues inaccessibles.

Généralement, l’accumulateur vit seul et mène une vie remplie de contraintes.  Il peut éprouver de véritables difficultés pour fonctionner normalement dans la vie.  Souvent, il s’est habitué à vivre dans l’encombrement et il ne le remarque même plus.  Cette personne peut aussi avoir des problèmes de personnalité et avoir de la difficulté à gérer ses émotions adéquatement.

 

Les principaux critères de l’accumulation compulsive
L’accumulation comporte trois éléments: l’acquisition de plusieurs objets, la conservation de ces objets et le manque d’organisation.  L’ensemble de ces trois éléments mène à l’encombrement et au désordre.

L’acquisition des objets se fait principalement par des achats compulsifs, par la conservation d’objets trouvés ou gratuits, parfois par la commission de vols ou même de façon passive en entassant tous les objets qui lui tombent sous la main.

L’accumulateur ne procède à aucune élimination de ces objets soit pour des raisons sentimentales, utilitaires ou intrinsèques (ex : l’objet est « trop beau pour s’en défaire »).  Il s’établit entre l’accumulateur et chacun de ses objets une certaine association. Les objets lui offrent un certain réconfort, une certaine sécurité et il a l’impression que s’il jetait un de ceux-ci cela serait pour lui, perdre une partie de lui-même. Il peut même conserver des objets qui pourraient servir à des gens qu’il ne connaît même pas.  Il existe un lien d’appartenance et de contrôle entre l’accumulateur et ses objets.

 

Les traitements – l’approche psychologique
L’accumulation est reconnue comme une condition du trouble obsessionnel-compulsif difficile à traiter par médication ou par thérapie cognitive et comportementale.  Les accumulateurs ont fréquemment d’autres problèmes qui accompagnent le problème d’accumulation.  Cependant, une nouvelle forme de thérapie cognitivo-comportementale peut être mis en place en identifiant les croyances problématiques chez l’accumulateur. Par exemple, il faut que la personne se rende compte que sa pensée « peut-être qu’un jour, j’en aurai besoin » n’est pas réaliste.

L’élément clé du traitement repose également sur la motivation à traiter son problème maintenant (l’importance de changer et la confiance de pouvoir changer). Après avoir élaborer une hiérarchie de l’encombrement à éliminer de façon graduelle, la première étape est l’organisation de l’encombrement en catégories gérables (le tri) suivie immédiatement par la deuxième étape qui consiste à jeter les objets.

Tout en négociant avec l’encombrement, toute autre habitude d’accumulation problématique nécessite d’être traitée (par exemple : entrer dans les magasins sans acheter; décider quel coupon conserver de la circulaire du supermarché le jour même qu’il est déposé dans la boîte aux lettres, etc.)

 

Source : Résumé du texte sur « l’accumulation » de Kieron O’Connor, Ph.D., M.Phil., et de la conférence « Trésors ensevelis : Comprendre l’accumulation compulsive » donnée par Randy O. Frost, Ph.D. lors du 5ième congrès annuel de la Fondation Québécoise pour le Trouble Obsessionnel-Compulsif le 3 novembre 2007.


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