Aider les adolescents

 

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Conférence donnée par Chantal Daumas, travailleuse sociale et thérapeute conjugale et familiale au Service Enfance-Famille de l’Hôpital Jean-Talon situé à Montréal - Le 16 juin 2006 au congrès de la FFAPAMM

Comment intervenir auprès des adolescents dont un parent présente un trouble mental
Tant au niveau de la recherche que de l’intervention, les enfants dont un des parents présente un trouble mental ont longtemps été laissés pour  compte dans les services de santé et services sociaux. Dans les services de psychiatrie, il est reconnu que les professionnels limitent habituellement leur traitement aux patients alors que la famille n’est prise en considération que de façon secondaire. Pourtant, certaines recherches soulignent que ces enfants risquent de développer des difficultés psychosociales à l’âge adulte. Alors, comment rejoindre cette clientèle ? Comment les dépister et les accueillir sans les cibler ? Faut-il intervenir en individuel, familial ou en groupe ? Quels sont les enjeux particuliers pour ces enfants devenus maintenant adolescents et qui ont été si longtemps invisibles aux yeux du système de santé ?

Pistes de solutions
Cet atelier nous a permit de cerner quelques pistes de solutions face aux questions posées précédemment. Entre autres, il est proposé par le milieu de la santé différentes approches thérapeutiques, à savoir, d’offrir aux enfants dont un parent souffre de maladie mentale, des rencontres avec les DEUX  parents et l’intervenante spécialisée dans ce type de démarches. Il est aussi prévu des rencontres avec les enfants seuls (au besoin) afin de les informer sur tous les aspects de la maladie, que se soit au niveau social, médical ou en regard du model d’intervention mis en place par le personnel soignant. Ces périodes de rencontres avec les enfants et/ou les adolescents sont des moments privilégiés où l’on transmet la connaissance tant au niveau des manifestations de la maladie que des risques reliés aux crises potentielles. Il est aussi question des ressources que peuvent utiliser les enfants lors de moments difficiles tels une situation de crise par exemple. Ces rencontres permettent aussi le dépistage précoce chez certains enfants que l’on sait plus à risques compte tenu qu’un parent est atteint d’une maladie mentale. (Pour les enfants dont un des parents est atteint de trouble de santé mentale les risques de développer de telles difficultés sont 10 fois plus grands. (Seifer, 1996).

Le rôle de la famille
La recherche a démontré que lorsque le réseau familial est présent auprès d’une personne atteinte de maladie mentale, cette dernière semble plus fidèle à suivre ses traitements. Le système de santé sous estime malheureusement le rôle que peut jouer la famille, il faut donc participer à ces rencontres qui permettent de démontrer l’importance des facteurs thérapeutiques que peut représenter la présence de la famille auprès d’une personne atteinte de maladie mentale. Cet engagement des familles lors des rencontres avec les intervenants, permet aussi de donner l’information aux enfants sans pour autant que ces derniers se sentent marginalisés; ces rencontres sont volontaires et se situent en dehors de la journée normale de l’école, donc réunion sans étiquette scolaire puisque le tout se situe à l’extérieur de l’école.

De la lecture pour aller plus loin
Je ne voudrais pas terminer cet article sans mentionner le livre : Anna et la mer, Rebecca Heinisch, 2004, FFAPAMM. Ce livre est rédigé de façon intéressante pour les enfants et la  pédagogie n’a pas été négligée; Je vous le recommande fortement si vous avez autour de vous des enfants de 6 à 12 ans.

Ce livre est disponible à l’emprunt au Centre de documentation, de l’AQPAMM. 
Vous pouvez aussi acheter ce livre par courriel : annaetlamer@sympatico.ca ou par téléphone au 819-372-1105.

 

L’AQPAMM peut vous aider
Nous sommes heureux si vous avez pu trouver dans cet article de l’information pertinente.
Nous sommes là pour vous aider, n’hésitez pas à nous contacter ! Nous vous proposons :

-De l’écoute téléphonique
-Des suivis individuels, de couple ou familiaux
-Des groupes de soutien
-De la psychoéducation etc.

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