Les troubles bipolaires

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Par Suzanne Michaud, intervenante à l’Aqpamm

 

Comprendre la bipolarité
Contrairement à la plupart des gens qui peuvent vivre des périodes de bonheur et de tristesse, les gens qui souffrent de troubles bipolaires vivent ces changements d’humeur avec une intensité disproportionnelle. Sans médication, ils alternent entre des phases dépressives et des phases de manie (ou hypomanie), sans qu’il y ait d’évènement particulier pouvant expliquer l’état.

 

Les phases de bipolarité
En phase dépressive, les symptômes sont : un sentiment de tristesse et une humeur dépressive, et ce, presque tous les jours et pendant au moins deux semaines, un manque d’intérêt pour les activités quotidiennes, perte d’énergie et fatigue, troubles du sommeil, difficulté à se concentrer, retrait social, sentiment de culpabilité, et parfois, des idéations suicidaires ou des pensées de mort récurrentes.

Pendant la phase de manie, les symptômes sont : énergie débordante, une estime de soi démesurée, des idées de grandeur, besoin de réduire la durée du sommeil, pensées rapides (coq à l’âne), débit de parole accéléré, difficulté à demeurer concentré, agitation et plaisirs excessifs (achats compulsifs, investissements financiers, sexualité compulsive…). La personne peut aussi avoir des idées délirantes et des hallucinations.

Certaines personnes atteintes de troubles bipolaires expérimentent des périodes d’hypomanie. Ces phases, d’une durée moyenne de quatre jours, présentent pratiquement les mêmes symptômes que la phase de manie, mais de moindre intensité.

 

Quelle population ?
La plupart des personnes atteintes, commencent à ressentir les premiers symptômes entre 15 et 25 ans, avec une augmentation des symptômes vers l’âge de 30 ans. Entre 3% et 4%  de la population québécoise serait atteinte de troubles bipolaires. Parmi ce pourcentage, il y a autant d’hommes que de femmes.

 

Les causes
Malgré les recherches, la cause exacte du trouble bipolaire n’est pas identifiée. Cependant, certains facteurs peuvent être considérés comme des éléments déclencheurs de la maladie. Ces facteurs sont : l’utilisation de stimulant ou de drogues, un niveau très élevé de stress relié à un manque de sommeil.

 

Les traitements
Les traitements recommandés sont la médication et la psychothérapie. Étant donné que cette maladie implique plusieurs gènes, les traitements médicamenteux peuvent être  différents d’une personne à l’autre. Le patient doit donc travailler en étroite collaboration avec son médecin afin d’évaluer les effets de la médication et de trouver celui qui fonctionne le mieux et à quel dosage.

La psychothérapie permet à la personne atteinte de troubles bipolaires de s’impliquer dans sa démarche thérapeutique, de développer des stratégies d’adaptation, d’établir un mode de vie sain, de s’informer sur la maladie et de gérer le stress.

Habituellement, la combinaison de la médication et de la psychothérapie fonctionne bien et permet à la personne de vivre une vie saine et équilibrée.

 

Que faire lorsqu’un proche souffre de troubles bipolaires ?
Généralement, la famille et les proches de la personne bipolaire parviennent à gérer les légers sauts d’humeur. Toutefois, lorsqu’il y a présence de période dépressive et de manies, la communication et la relation peuvent se compliquer.

Il est très important pour la famille et l’entourage de la personne atteinte de troubles bipolaires, de prendre soins de leurs propres besoins, de créer un réseau social qui leur permettra de se sentir moins isolé et de prendre du temps pour vos loisirs et occupations personnelles.

 

Quelques conseils pour communiquer avec une personne en phase dépressive :

  • Ne culpabilisez pas la personne.
  • Parlez avec une voix calme et douce.
  • Soyez patient lors de la conversation. La personne dépressive peut avoir de la difficulté à exprimer ses sentiments ou à avoir les idées claires.
  • Évitez de poser des questions sur les raisons de sa déprime, puisque souvent, la personne est incapable d’identifier la source.
  • Évitez de vous mettre trop de responsabilités sur les épaules. Il est normal de se sentir épuisé lorsque l’on côtoie une personne dépressive. Il est donc important de se réserver du temps pour soi et de poser ses limites.
  • Allez chercher de l’aide auprès d’un professionnel ou d’un groupe de soutien au besoin.

 

Quelques conseils pour communiquer avec une personne en phase de manie :
Pendant la phase de manie, il peut être difficile de communiquer avec la personne, puisqu’elle a souvent l’impression d’avoir raison et que tous les autres ont tort. Elle peut aussi s’emporter facilement.

  • Réduisez les stimulations (nombre de personnes à la maison, bruits environnants, activités…)
  • Ayez des conversations brèves, puisque la personne a souvent de la difficulté à se concentrer.
  • Évitez de discuter d’émotions.
  • Essayez d’être ferme, précis et clair, sans être autoritaire. Une voix trop autoritaire pourrait être interprétée comme une confrontation.
  • Posez vos limites et n’embarquez pas automatiquement dans tous les projets proposés.
  • Ne tentez pas de convaincre la personne que ses projets sont irréalistes, mais veillez à ce que la personne soit en sécurité (par exemple : prendre ses cartes de crédit, ses clés de voiture…)
  • Encouragez la personne à ne pas abandonner sa médication. Elle se sent tellement euphorique, qu’elle peut penser ne plus avoir besoin de médicaments.
  • Consultez un professionnel ou joignez-vous à un groupe de soutien.


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