Les dépendances

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Par Suzanne Michaud, intervenante à l’Aqpamm

 

La dépendance, qu’est-ce que c’est ?
Lorsque l’on pense à la dépendance, on pense immédiatement à la consommation de drogues ou alcool. Cependant, il existe plusieurs formes de dépendances : affective, au jeu, à la sexualité, la nourriture, du travail…

On retrouve deux formes de dépendances : la dépendance physique et psychologique.

Dépendance physique : Elle s’exprime surtout par un sentiment de manque qui se manifeste par des symptômes physiques, tels que l’agitation, les tremblements, les douleurs, les spasmes, les sueurs… Les symptômes de sevrages diffèrent selon les substances utilisées. La dépendance psychologique précède toujours la dépendance physique.

Dépendance psychologique : C’est un état de malaise et d’angoisse qui suit la privation d’une chose, d’une situation ou d’une personne. La dépendance psychologique est beaucoup plus longue à traiter que la dépendance physique.

La psychose toxique se produit lorsque la substance absorbée affecte le système nerveux central et/ou les neurotransmetteurs, et que la personne développe des troubles psychotiques tels que le délire, hallucinations et paranoïas.

 

 

Dépendance aux substances
On considère qu’il y a dépendance lorsque le consommateur présente au moins trois de ces critères :

1. Tolérance manifestée par le besoin d’accroître les doses consommées pour obtenir un effet désiré ou par une diminution des effets à dose consommée constante.

2.  Symptômes de sevrage à la suite d’une période d’abstinence.

3. Prise de la substance en plus grande quantité ou pendant plus longtemps que prévu.

4. Un désir persistant ou des efforts infructueux pour diminuer ou contrôler  la consommation.

5. Beaucoup de temps consacré à utiliser ou à se procurer la substance.

6. Abandonner ou réduire ses activités sociales, professionnelles ou de loisir, car la consommation occupe la plupart de son temps.

7. Continuer à utiliser malgré la connaissance des risques pour la santé.

Les critères 1 et 2 font référence à la dépendance physique.


Comment composer avec les dépendants aux substances ?

Il est difficile d’aider un proche qui ne désire pas cesser sa consommation de produits psychotropes.
Il est donc important de :

  • S’informer sur le sujet
  • Briser le silence
  • Poser ses limites
  • Éviter la prise en charge
  • Confronter sur les comportements, mais éviter d’attaquer l’estime de la personne, qui est souvent très fragile malgré les apparences.
  • Aller chercher de l’aide pour vous-même (AQPAMM, Alanon, Alateen, Tel-Aide…)

Si la personne dépendante est ouverte à recevoir de l’aide, vous pouvez l’informer sur les différents traitements possibles. Les traitements varient en fonction de la gravité de la dépendance :

  • Sevrage supervisé : Ceci est recommandé pour les dépendances à l’alcool, aux opiacés et aux benzodiazépines (Valium, Serax, Librium, Ativan, Rivotril…). Ce sevrage est habituellement d’une durée de 7 à 10 jours et se déroule soit en milieu hospitalier ou en centre spécialisé en désintoxication. Il est préférable de poursuivre la démarche avec une thérapie (interne ou externe) ou un groupe de soutien.
  • Thérapie à l’interne : Selon les endroits, les approches d’intervention et la durée de la thérapie peuvent varier. Il est donc conseillé de bien s’informer auprès des différentes ressources.
  • Thérapie à l’externe (counselling) : Encore une fois, les approches varient selon les professionnels.
  • Les groupes de soutien : Certains centres de thérapie offrent la possibilité d’intégrer une communauté thérapeutique suite à une thérapie interne. Il existe également différents groupes de soutien, tels que les Alcooliques Anonymes (AA), les Cocaïnomes-Anonymes (CA), Narcotiques-Anonymes (NA). Ces groupes sont basés sur l’approche Minnesota, c’est-à-dire la philosophie des douze étapes.

Liens et lecture :

Document de la conférence donnée par Suzanne Michaud le 8 février 2012 : Consommation de drogues (alcool) et santé mentale

www.centredollardcormier.qc.ca
www.drogue-aidereference.qc.ca
www.aa-quebec.org
www.cocainomanes-anonymes.org
www.naquebec.org
www.al-anon.alateen.org/french/

 

 

Dépendance affective
Dans le DSM IV, il n’existe aucune définition pour la dépendance affective. On parle  davantage d’une personnalité dépendante. On reconnaît cette dépendance lorsque l’estime de soi est entièrement dépendante du regard que porte une personne x sur nous. Bien sûr, il y a la dépendance affective entre conjoints, mais elle peut prendre forme à travers diverses  relations : enfants, amis, collègues… La peur de la solitude est grande et peut conduire à une attitude de soumission.

Les symptômes de dépendance affective sont :

  • Difficulté à se responsabiliser et à prendre des décisions.
  • Difficulté à s’affirmer.
  • Mettre tout en œuvre pour plaire et agir en fonction de l’autre.
  • Peur envahissante de l’abandon et de la solitude.
  • Manque de stabilité émotionnelle. L’humeur est souvent dictée par l’attitude des autres.
  • Sensation constante de vide intérieur.
  • Les attentes sont irréalistes et jamais comblées, ce qui entraîne la colère, et un sentiment d’insatisfaction permanente.
  • Soumission.
  • Difficulté à vivre une relation d’intimité heureuse.
  • Rupture à répétition.
  • Besoin constant de valorisation, de compliments, d’attention…
  • Confond désirs et besoins
  • La personne est obsédée par l’autre (conjoint, enfant…).


Comment composer avec les dépendants affectifs ?

Vivre avec un dépendant affectif peut rapidement devenir envahissant. Il est donc important de :

  • Poser des limites.
  • Verbaliser ses besoins de façon claire.
  • Proposer de l’aide.
  • Ne pas vivre qu’en fonction de l’autre.

Les traitements de la dépendance affective se font généralement par la psychothérapie, individuelle ou en couple. Il existe également des groupes de soutien, les Dépendants Affectifs Anonymes (DAA).

Liens :
www.daa-quebec.org
www.redpsy.com/infopsy/dependance.html

 

 

Dépendance au jeu
Critères de la dépendance au jeu :

  1. Préoccupation par le jeu (exemple : préoccupation par la remémoration d’expériences de jeu passées ou par la prévision de tentatives prochaines ou par les moyens de se procurer de l’argent pour jouer).
  2. Besoin de jouer avec des sommes d’argent croissantes pour atteindre l’état d’excitation désiré.
  3. Efforts répétés mais infructueux pour contrôler, réduire ou arrêter la pratique du jeu.
  4. Agitation ou irritabilité lors des tentatives de réduction ou d’arrêt de la pratique du jeu.
  5. Joue pour échapper aux difficultés ou pour soulager une humeur dysphorique (exemple : des sentiments d’impuissance, de culpabilité, d’anxiété, de dépression).
  6. Après avoir perdu de l’argent au jeu, retourne souvent jouer un autre jour pour recouvrer ses pertes (pour « se refaire »).
  7. Ment à sa famille, à son thérapeute ou à d’autres pour dissimuler l’ampleur réelle de ses habitudes de jeu.
  8. Commet des actes illégaux tels que falsifications, fraudes, vols ou détournement d’argent pour financer la pratique du jeu.
  9. Met en danger ou perd des relations affectives importantes, emplois, études à cause du jeu.
  10. Compte sur les autres pour obtenir de l’argent et se sortir de situations financières désespérées dues au jeu.


Comment composer avec les dépendants
au jeu ?

  • Discutez de la situation en demeurant calme et en évitant l’argumentation et la confrontation.
  • Discutez ouvertement de vos craintes, sentiments et émotions.
  • Demandez-lui s’il accepterait de l’aide.
  • Offrez de l’accompagner dans ses démarches, mais sans prendre totalement le contrôle.
  • Éviter d’utiliser la culpabilité ou la manipulation.

Il existe des centres spécialisés en traitement du jeu. Ces thérapies peuvent se faire en groupes ou individuels.

Liens :
www.gaquebec.org
www.joueur-excessif.com
www.jeu-aidereference.qc.ca

 

 

Dépendances à la sexualité ou à la nourriture etc.
Toute activité ou comportement peut devenir problématique lorsque fait de façon compulsive. Derrière la dépendance, se cachent souvent des troubles anxieux qui cherchent à s’apaiser à travers la compulsion.

Il est important pour l’entourage du dépendant, de pouvoir discuter librement de ses craintes, de poser ses limites, d’offrir son aide et de ne pas culpabiliser la personne.

Heureusement, il existe de nombreux groupes d’entraide pouvant offrir des services de thérapie pour différentes formes de dépendances.

L’entourage peut également consulter afin de mieux connaître la problématique et d’améliorer la communication.

Liens
www.outremangeurs.org
www.ordrepsy.qc.ca
www.associationdessexologues.com


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-De l’écoute téléphonique
-Des suivis individuels, de couple ou familiaux
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